Albums
25
Stephen Malkmus and the Jicks - Mirror Traffic
Qui de mieux pour entamer ce classement qu'un vieux qui fait de la résistance ? Le parfait album pop-rock à l'ancienne pour ceux qui étaient jeunes dans les années 90. |
24
Zola Jesus - Conatus
Comme si toute son énergie avait été vampirisée par sa contribution à l'album de M83, Zola Jesus semble étrangement calme sur Conatus. Mais même en mode mineur, sa voix emporte tout sur son passage. |
23
A Winged Victory for the Sullen - A Winged Victory for the Sullen
Tu as usé tous tes exemplaires des disques d'ambient de Brian Eno ? Sois heureux(se), un petit groupe au nom épique t'offre la musique la plus zen de 2011. Parfait pour (presque) toutes les activités quotidienne, de l'éveil au sommeil. |
22
Wild Flag - Wild Flag
Sleater-Kinney sans Corin Tucker ? Non, ça a un peu de la saveur d'antan, avec des petits claviers pour faire la différence, mais il manque l'étincelle. C'est du rock bien fait, attention, supérieur à la moyenne, d'où une place d'honneur ici. Mais on veut Sleater-Kinney ! |
21
Hooray for Earth ! - True Loves
Du rock pour les stades, pile pour fêter les 20 ans d'Achtung Baby. On lève les poings vers le ciel et tous en choeur : "It's bringing us ! Closer together !" |
20
Cut Copy - Zonoscope
Probablement le disque le plus ensoleillé et dansant de l'année. Kitsch, léger et bienheureux. |
19
The Field - Looping State of Mind
Hypnotique, il n'y a pas vraiment d'autres mots pour qualifier la musique de The Field, ici poussée à son paroxysme. On est surpris d'être aussi séduit par un concept aussi préhistorique et minimal, mais on craque, on se laisse prendre dans la boucle. |
ex-aequo
Cults - Cults
Celui-là vous a à l'usure. Avec ses petites chansons trop mignonnes et ses mélodies qui grignotent. Adorable. |
18
Marissa Nadler - Marissa Nadler
Grâce, pureté et une petite dose de cyanure pour adoucir le mélange. Amoureux de folk gorgée d'âme et de simplicité, Marissa vous accueille. |
17
Planningtorock - W
Une année sans The Knife, ni Fever Ray ? Heureusement Janine Rostron assure l'intérim. Ce n'est pas vraiment original, mais c'est un nouveau chapitre de qualité au sein d'un univers qu'on adore. |
16
Marla Carlyle - Floreat
Oui, celle qui fut choriste sur les chefs-d'oeuvre de Plaid vole à présent de ses propres ailes. Et haut, très haut, au fil d'un disque inclassable, entre relectures joueuses de classiques et création d'un univers qui n'appartient qu'à elle. Prometteur et déjà fantastique. |
15
M83 - Hurry Up, We're Dreaming
Deux millions de décibels pour deux millions de nappes de synthétiseurs et autant de boîtes à rythme. Des cités gigantesques, des vaisseaux spatiaux qui font "vroum !", des voitures qui font "boum !", les années 80 entrent en bourrasque dans les années 2010. Epic win ! |
14
Oneohtrix Point Never - Replica
Samples, collages, electronica vintage, le tout versé dans un chaudron bien bouillant. Comme un album de The Books qu'on aurait branché sur du 220V. |
13
EMA - Past Life Martyred Saints
The Grey Ship commence par un murmure, une montée angoissée, avant de sauter sur l'auditeur toutes griffes dehors. Pour mieux retourner dans les limbes. Cette entrée en matière théâtrale révèle une artiste gigantesque. Crissant, vibrant, tout en rage contenue, l'album d'EMA ménage séduction et cicatrices. |
12
La pop romantique et primesautière de Lykke Li gravite toujours à la limite entre l'ironie et la sincérité. C'est probablement ce qui en fait son charme. Ludique lyrisme. |
11
Boum-tchacapoum-zim-zim... Qui aura le mieux dialogué avec Tom Waits cette année ? |
10
Dan Bejar se prend pour Bryan Ferry et roucoule sur les saxophones moites. Toutes les sonorités qui hantaient les cauchemars des amateurs de pop reviennent à la mode. Changez votre audition du monde ! Vous ne le croirez pas, mais c'est le disque le plus classe de 2011. |
9
Un album de rock progressif pour les années 2010. Pompier bon oeil, gras et élégant, en forme de grand best of des années 70. |
8
Tom Waits - Bad as Me
L'année où Lou Reed se ridiculisait avec Metallica, Tom Waits nous revenait avec son meilleur recueil de chansons depuis Alice. Ou comment vieillir avec le plus grand des panaches. |
7
Annie Clarke cisaille, tranche et coupe. La chirurgienne, c'est elle, avec sa guitare et ses textes, elle éventre, ampute et sectionne. Sans anesthésie. Pour mieux recoudre, panser et choyer ensuite. A une époque où tout le monde se rêve héritier de Kate Bush, Annie est peut-être la seule à avoir vraiment compris ce qui faisait tout le prix de la créatrice de The Dreaming. Elle cite parmi ses inspirations le cinéma de Terrence Malick, franchement, que demander de plus ? |
ex-aequo
Kate Bush, justement, la voilà, désormais apaisée, peignant des paysages de neige et des amours impossibles. D'une délicatesse absolue, d'une poésie unique, l'album est le digne successeur d'Aerial. |
6
Bien sûr, l'air du temps est mieux incarné par James Blake, Emika ou même Zola Jesus. Pourtant, Austra et sa nostalgie des années 80, ses passions électroniques, ses vocalises ludiques et ses plongées gothiques possèdent le charme des plaisirs un peu coupables. La révolution n'est peut-être pas là, mais le bonheur, sans aucun doute. |
5
Mille fois plus impressionnant sur scène que sur disque, James Blake fut la révolution sonore de 2011. Un genre à lui tout seul. Créant des paysages musicaux jamais entendus, à base de silences, de voix spectrale, d'infrabasses et d'effacement. Plonger dans le néant pour tout reconstruire. En ressurgir avec la beauté absolue. |
ex-aequo
Plus accessible que James Blake mais pas moins intense, la petite berlinoise peint son oeuvre au noir et à grands coups d'infrabasses. A mi-chemin entre dance, electro, pop et d'autres territoires maléfiques, ce premier album flirte avec les horreurs qui innondent les radios et les télévisions, pour mieux les dévier de leur trajectoire. Beyoncé en gothique, Lady Gaga violentée par Aphex Twin. Magnifiquement abordable sans rien perdre de son étrangeté et de ses menaces. Bad, dangerous, thriller ! |
4
Je n'ai jamais caché ma méfiance envers les Fleet Foxes. Trop Beach Boys, trop parfaits, trop Nick Drake, trop beaux pour être vrais. Mais finalement, une fois qu'on revient aux chansons, juste aux chansons, aux textes, à la musique... Tout est vrai et tout est magnifique. |
3
Elle pourrait être numéro 1 ou absente du classement. Dans tous les cas, la splendeur douce et radicale, absente et entêtante, de la musique de Julianna Barwick n'avait sans doute d'équivalent que chez James Blake. Le surcroît de poésie lui permet de s'envoler encore plus haut. |
2
Le gros bus multicolore de la musique pop, vous savez, celui du Magical Mystery Tour, vous roule dessus. C'est une image à la fois joyeuse, psychédélique et violente qui correspond assez bien à l'écoute de Rolling Blackouts. Lancez Buy Nothing Day (voir plus bas sur cette même page) et soyez renversés par le tsunami. C'est une tornade, qu'ils vous disent ! Toute l'énergie, l'innocence et les délices de nombreux genres que certains qualifient encore de mineurs. Si nous devions brandir une bible pour monter au combat, que ce soient les albums de The Go! Team. |
1
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Entendez-vous les échos des combats éternels, des guerres oubliées, des vies sacrifiées pour rien et pour tout ? 2011, année de luttes, comme toutes les années depuis la création des temps. 2011, avec ses conflits, ses armes et ses rivières de sang. Dictatures qui tombent, banquiers qui rient, pays qui s'effondrent, petits et grands mensonges. Et survivre, au milieu du chaos. Survivre au milieu des atomes qui chutent, chutent, chutent... En rire et en pleurer. Avec Polly Jean et son chef-d'oeuvre. |
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